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#12 - EDWARD ELRIC, PERSONNAGE EMBLÉMATIQUE.

3 décembre 2021

 

Je vous ai parlé des grands classiques du manga tels que Naruto ou One Piece. Mais il est impossible de parler de shonen nekketsu sans parler de l’œuvre magistrale qu’est Fullmetal Alchemist et de son personnage principal, l’emblématique Edward Elric. 


Pour la petite anecdote, j’ai commencé avec l’anime. Et l’animé de FMA classique (et non pas Brotherhood, nous reviendrons d’ailleurs sur cette distinction un peu plus tard). Et pour être super honnête, j’ai trouvé ça bien, mais « sans plus » et je n’arrivais pas à comprendre l’engouement total qu’il y avait autour de ce manga. J’entendais partout que FMA était un chef d’œuvre et je n’arrivais pas à voir en quoi ça l’était. Ça se regardait, c’était sympa, mais vraiment pas transcendant. Bien loin du niveau d’un Naruto ou d’un Death Note, à mes yeux. Et puis, lassée par l’animé (que je n’ai finalement jamais fini) j’ai eu l’opportunité d’avoir le manga a un prix ultra raisonnable sur Le Bon Coin (3615 je raconte ma vie !) donc je me suis remise dedans, depuis le début. Et là… J’ai compris ! J’ai vu la lumière ! Le chef d’œuvre m’est apparu. Rien à voir avec FMA, c’est réellement un véritablement un manga exceptionnel.


Aujourd’hui, j’ai décidé de faire un focus sur le personnage d’Edward Elric, que j’adore et qui est pour moi, très emblématique. (Je parlerai surtout de la trame d’histoire du manga et de l’anime Brotherhood). 


Rappel de l’œuvre : 

Mangaka – Hiromu Arakawa, c’est une femme, et oui !

Manga – Japon : (entre 2001 et 2010- en 27 volumes) 
France : édité par Kurokawa entre 2005 et 2011 

Anime – alors parlons-en. Comme la plupart d’entre vous le savent, il y a eu deux versions : la premier, Fullmetal Alchemist, suit les premiers tomes du manga mais prend ensuite un tout autre tournant. L’anime allant trop vite par rapport au manga, les producteurs, avec l’accord de Hiromu Arakawa, ont inventé une histoire sans aucun rapport avec celle du manga écrit. Cet anime est sorti en 2003 au Japon (et en 2005 en France) avec un total de 51 épisodes (le fameux au bout duquel je ne suis pas allée !). 

En 2009, une nouvelle adaptation, fidèle au manga d’origine, fait son apparition, est comptabilise un total de 64 épisodes, plus 4 OAV. Je n’ai vu ni l’anime, ni les OAV, donc serait bien incapable de vous en parler plus en détails. 
Il y a également eu plusieurs romans écrits dans l’univers de FMA, par Makoto Inoue et sont disponibles en France aux éditions Fleuve Noir.


Résumé de l’œuvre : 

Dans le monde d’Amestris, Edward Elric est un garçon qui vit avec son jeune frère, Alphonse. Leur père a mystérieusement disparu quand ils étaient plus jeunes et leur mère est décédée des suites d’une maladie. Dans leur monde, l’alchimie est élevée au rang de science universelle et de manière résumée « basiquement », fonctionne avec un principe d’échange équivalent. Les deux garçons espèrent donc réussir à faire revenir leur mère, en ayant recours à l’alchimie (même si dans les lois alchimiques, il est formellement interdit de procéder à la transmutation humaine). Au cours de ce procédé, qui échoue lamentablement, Alphonse est aspiré dans un tourbillon infernal. Pour le sauver, Edward sacrifie son bras et perdra sa jambe et scellera l’âme d’Alphonse dans une armure gigantesque. Cependant, à cause de cette transmutation ratée, Edward a désormais vu ce qui est appelé (« la vérité » dans l’histoire) et il est désormais capable de réaliser l’alchimie sans « cercle », uniquement avec ses mains. Il décide alors, pour retrouver le corps de son frère et ses membres disparus, à contrecœur, de passer le concours d’alchimiste d’état et devient le plus jeune alchimiste de tous les temps, à seulement 13 ans. À cause de ses automails (sa jambe et son bras en acier), il se voit attribuer le surnom de « Fullmetal Alchemist ». Accompagné d’Alphonse, dans son armure, ils se lancent dans d’innombrables aventures… 


Alors pourquoi est-ce que Edward Elric, dit « Ed » est un personnage qu’on ne peut pas ne pas aimer ?


Donc Ed, déjà c’est un petit blondinet qui entre dans la catégorie des « minus » des goat de mangas. Vous remarquerez que je semble avoir une passion pour eux, puisque je vous ai déjà parlé de Vegeta récemment et que je risque, incessamment, de vous parler également de Livai, en bonne fan girl que je suis ! Tous des petits, qui font moins d’1m70. 

Physiquement - Ed est donc très petit (et très susceptible à ce sujet, il ne supporte pas qu’on lui fasse de remarques sur sa taille et en devient complètement parano) il a les cheveux longs coiffés en tresse (comme son père, ce qu’on apprendra plus tard) les yeux marron-doré, il porte un pantalon et une veste noire (avec le symbole des alchimistes dessus), par-dessus laquelle il porte une cape rouge. Il a une montre à gousset, qui est le signe distinctif des alchimistes, dans laquelle il y a gravé « don’t forget - 3 octobre » pour ne jamais oublier le jour ou Alphonse a failli disparaître, et comme pour se rappeler éternellement quelle est sa quête = retrouver le corps de son frère. 

C’est un petit génie – Contrairement à certains personnages de shonen, qui ne partent pas qu’avec des avantages (coucou Naruto !), Ed est un surdoué. Il est extrêmement malin et intelligent, et il a souvent un temps d’avance sur tout. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il est le plus jeune alchimiste d’état. Il est stratégique et futé, même s’il n’explique pas toujours ses plans à tout le monde. Il n’hésite pas à contourner les lois et les règles dans son propre intérêt, mais toujours de manière très subtile et « smart » et dans une finalité précise. 


Il est balèze – Et oui, il a beau être petit, il n’en reste pas moins balèze. Grâce à son ami d’enfance Winry (qui évidemment est secrètement un peu amoureuse de lui), mécanicienne hors pair, il dispose d’auto-mails de qualité (bras et jambe articulés) qu’il maîtrise parfaitement et qui lui permettent régulièrement de se battre ou de se défendre. Il s’entraîne régulièrement, notamment avec Alphonse (qui, malgré sa lourde armure, dispose d’excellentes techniques de combat). Cela donne lieu à de superbes scènes de baston dans le manga (n’ayant pas vu l’anime de Brotherhood, je ne peux pas donner mon avis dessus) et dans l’anime FMA « classique ».

Il vit dans un monde intéressant – la mangaka elle-même avoue s’être énormément documentée sur l’alchimie avant de commencer son œuvre et c’est vrai que c’est un lore qui est assez original et qui change un peu de ce qu’on peut connaître dans d’autres shonens. En effet, on se retrouve dans une époque tout de même ancienne : ils ne semblent pas avoir d’accès a beaucoup de technologies (pas de téléphone mobile, ils appellent uniquement sur des fixes), leurs systèmes de transport sont plutôt archaïques (voiture et train, ils se déplacent beaucoup à cheval) ; et ils envoient encore des courriers. De plus, ce monde reste relativement « réaliste », car à part les talents pour l’alchimie, mais que l’auteur réussit à expliquer de manière « scientifique », il n’y a pas de pouvoirs magiques. Les personnages sont surtout dotés souvent d’une grande force physique et/ou d’une grande intelligence. 


Il est entouré par d’autres super personnages – Les personnages secondaires de FMA sont tout aussi bons que le personnage principal. 

D’ailleurs, en ce qui concerne le personnage d’Alphonse, le frère d’Edward, je pense qu’on peut même le considérer comme le deuxième perso principal ! Alphonse, est extrêmement attachant et il y a un grand paradoxe entre sa nature très douce et empathique et son physique de grande armure. Il aime protéger et cacher les animaux ou les gens dans son armure. Il est toujours à l’écoute des autres, et là où son frère est plutôt irascible, il est d’humeur égale. Même si dans le fond, il ne vit pas très bien de n’être « qu’une âme » mais il s’efforce de ne pas le montrer, pour ne pas décourager et blesser son frère. 


Winry & Pinako Rockbell– elles sont comme de la famille pour les deux frères, et les ont recueillis quand ils ont perdu leur mère. Winry est une super mécanicienne d’automails, à l’origine de ceux d’Edward, elle a également perdu ses parents dans la guerre d’ishbal. Quant à sa grand-mère, c’était une bonne amie des parents des garçons, avec un sacré caractère. Elle a beaucoup d’affection pour eux. 

Van Hohenheim – le père des garçons. longtemps absent et ne donnant aucune nouvelle à ses fils, il finira par réapparaître au cours de l’histoire. C’est un personnage très énigmatique, qui ne semble pas vraiment avoir la fibre paternelle. Il est lui-même un excellent alchimiste et au cours de l’histoire, aura un rôle évidemment très important (notamment quand on en apprendra plus sur son passé et sa propre histoire). 


Les autres alchimistes & (gentils) membres de l’armée – cela prendrait trop de temps de détailler toutes les personnes qui vont croiser leur chemin, mais le monde des alchimistes regorge de super personnalités, telles que l’Alchimiste Flamme : Roy Mustang, qui va énormément aider les frères Elric dans leur quête et subir de gros sacrifices pour arriver à ses fins et ne pas finir corrompu par le système. Ainsi que son assistante, l’énigmatique Riza/Liza Hawkeye, qui possède un secret tatoué sur son dos et qui sera également un grand soutien pour les frères Elric.


Alex louis Armstrong – le Strong Arm Alchemist, fervent adepte de culturisme et ayant un instinct paternel (ou fraternel ?) débordant envers Edward et Alphonse. Il est d’une extrême gentillesse et essaye toujours de les protéger, quitte à en devenir parfois étouffant.  

Sa sœur Olivia Armstrong – Commandante de la forteresse de Briggs, elle a un sacré caractère et peu de respect pour son frère. Elle n’a pas recours à l’alchimie, mais c’est une épéiste hors pair et une excellente combattante dotée d’une grande force physique. 

Maes Hughes – un personnage exubérant, ami de longue date de Roy Mustang, complètement fou de sa fille, et très attaché aux deux frères. Il fait partie de l’armée également et leur viendra plusieurs fois en aide au cours de l’histoire !

Izumi Curtis, la sensei des garçons qui leur apprendra l’alchimie et qui est elle-même une excellente alchimiste, crainte par beaucoup !

May Chang et Ling Yao – les habitants du pays de Xing (on retrouvera des similitudes avec un pays de « la vraie vie »). Ils sont aussi à la recherche du secret de la vie éternelle et pratiquent une alchimie différente de celle connue, l’élixirologie. Ils deviendront les amis des frères en plus d’être des alliés de poids. 

Et la liste des persos secondaires est encore longue, mais je vous invite à lire le manga ou à voir l’anime (Brotherhood !) pour tous les découvrir !

Les excellents antagonistes -La force de ce manga, réside je trouve dans deux choses : l’objectif des garçons de retrouver pour l’un son corps et pour l’autre son bras et sa jambe et dans la qualité des antagonistes. 

Les membres corrompus de l’armée – On les découvre au fur et à mesure de l’histoire, mais évidemment, tous les membres de l’armée ou les alchimistes ne sont pas tous des « gentils ». 

Scar – dans la première partie de l’histoire, il est un antagoniste de choix. Il représente un clan qui a été décimé et réduit plus ou moins à l’exil, les Ishbals. Il a donc décidé d’exterminer tous les alchimistes d’état pour venger son peuple. Il possède le pouvoir (alchimique de la décomposition). Il est surnommé Scar à cause de la cicatrice sur son visage. Mais petit à petit, ses motivations vont changer au fur et à mesure de l’histoire. 

Les homonculus – des êtres humanoides crées par l’alchimie (ce ne sont donc pas de réels humains et ils ont une composition différente). Ils sont les grands principaux ennemis des frères, tout au long de l’histoire. L'orgueil est représentée par Pride qui joue le rôle du fils de King Bradley (Sélim Bradley), la gourmandise par Gluttony, la luxure par Lust, la jalousie par Envy, la colère par Wrath plus connu sur le nom de King Bradley, l'avarice par Greed et la paresse par Sloth. Chaque homonculus porte le nom anglais du péché qui lui est attribué. Ils possèdent chacun des pouvoirs et des attributs différents, qui les rendent redoutables.

Père -  Le créateur des homonculus, qui a l’apparence « humaine » du père des frères Elric, Van Hohenheim. C’est l’alchimiste le plus puissant et c’est lui qui, dans l’ombre, tire les ficelles du monde d’Amestris. Je n’en dirai pas plus sur ce personnage, pour ne pas spoiler l’histoire, mais il est important de savoir que l’une des seules choses qui lui résiste est l’élixirologie de Xing. 

Il est persévérant – Edward ne déroge jamais à ses objectifs. Il est prêt à les atteindre coûte que coûte et de changer d’angle d’approche si nécessaire, pour y arriver. En cela, on reconnaît bien les valeurs traditionnelles véhiculées dans le shonen : le dépassement de soi, le travail et l’effort pour atteindre ses objectifs. Edward se plaint très peu. Il est toujours persuadé qu’il n’en a pas le droit, car il a encore son corps, contrairement à son frère Alphonse, qui n’est plus qu’une âme. Donc, il souffre en silence. Aussi bien moralement car il s’en veut de ne pas avoir pu sauver le corps de son frère) mais aussi physiquement, car il semblerait que le port d’automails (surtout quand il doit en mettre des nouveaux) soit particulièrement douloureux. 

Il est empathique – à première vue, il a plutôt un sale caractère et il est très irascible (notamment quand on parle de sa taille) mais cela cache finalement une grande empathie et un vrai souci de l’autre. Il est évidemment plus qu’attaché à son frère et est prêt à tout pour le protéger et le sauver (cela ira même jusqu’à se sacrifier lui-même pour y arriver). Il a beaucoup d’affection et de reconnaissance pour les gens qu’il croise, même s’il leur témoigne (en apparence) peu de respect. Même s’il ne veut dépendre de personne et cela le gêne souvent de devoir être redevable à quelqu’un. Il ne supporte pas l’injustice et est prêt à beaucoup de choses pour défendre et aider ceux qui comptent pour lui. Il est également profondément atteint quand quelque chose de mauvais arrive (et comme dans tout bon shonen, il y a quelques évènements dramatiques dans l’histoire, évidemment). 


En conclusion – Edward Elric est un personnage qu’on ne peut pas, ne pas aimer. Déjà parce-que c’est un grand frère dévoué et persévérant, qui a le bonheur de son cadet en priorité. Ensuite, parce qu’il est fort : que ce soit intellectuellement, ou physiquement, il a plus d’un tour dans son sac et se laisse rarement surprendre. Et enfin, parce qu’on est tous derrière lui pour qu’il réussisse à atteindre son objectif !! C’est un personnage tout autant emblématique, que le manga de FullMetal Alchemist, qui, à ce jour, reste dans les grands classiques du shonen nekketsu et qui est une œuvre appréciée de tous. 

De plus, je dois avouer que contrairement à la malédiction qui pèse sur de nombreux mangakas, quant aux fins d’histoire désastreuses, celle de FMA est excellente. Cohérente, claire, sans fioritures démesurées ou d’incompréhensions. On a les réponses à nos interrogations. Bref, parfaite. A l’image du reste de l’histoire. 

 
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